L'imposition des pourboires est discriminatoire

04 01 2008

 Texte reproduit du blogue du Québécois libre

L’imposition des pourboires est discriminatoire

PourboireLes travailleurs de la restauration sont une cible facile pour Revenu Québec. Ils sont peu organisés et peu protégés. Ils ne forment pas un groupe d’intérêt susceptible de contribuer à la caisse électorale ou d’influencer le vote populaire lors des prochaines élections. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que le fisc s’attaque aux pourboires des taxis, des coiffeurs, des préposés aux malades, des garçons d’épicerie, etc. Malheureusement, une majorité de Québécois croient naïvement que l’État-nounou leur est profitable et encouragent, sans le savoir, les abus de Revenu Québec.

À la question «Selon vous, les serveurs devraient-ils payer de l'impôt sur la totalité de leurs pourboires», sur Cyberpresse le 29 décembre 2007, j’ai été renversé de constater que 50% des lecteurs ont répondu par l’affirmative!

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L’imposition des pourboires des travailleurs de l’industrie de la restauration est injuste, discriminatoire et génère peu de revenu:

  • Le pourboire représente un cadeau que le client remet aux serveurs(ses) pour souligner son appréciation. Imposer les pourboires sans imposer toutes les autres formes de cadeaux, est injuste.
  • Les travailleurs de plusieurs industries (taxis, coiffeuses, préposés aux commandes à l’auto, femme de chambre, préposés aux pompes à essence, livreurs, etc.) reçoivent des pourboires. Ces pourboires sont imposables mais, Revenu Québec ferme les yeux. Il est inacceptable que Revenu Québec n’applique pas les mêmes critères à tous.
  • L’imposition des pourboires des travailleurs de l’industrie de la restauration représente des revenus bruts de tout au plus 42 millions $. Les frais administratifs et d’enquêtes grugent certainement une portion non négligeable de ces revenus.

(Sur ce dernier point, selon Statistique Canada, les salaires, traitements et avantages sociaux des serveurs dans les débits de boisson et restaurants avec service du Québec, se chiffraient à 1,678 milliard $ en 2005. Une majorité des travailleurs à pourboire travaillent à temps partiel et ne paient pas ou peu d’impôt. Si on suppose que moins de 25% d’entre eux paient des impôts et que le taux moyen d’imposition est moins de 10%, le gouvernement récolte tout au plus 42 millions $ par année.)

Il serait facile pour le gouvernement de récupérer ailleurs son «manque à gagner» dû à l’exemption des pourboires. Les monopoles gouvernementaux inefficaces, les programmes électoraux coûteux, les subventions inutiles aux entreprises et aux nombreux organismes bidon, coûtent littéralement des milliards de dollars au Trésor public. Mais, couper les subventions des groupes d’intérêt bien organisés risque de nuire au financement de la caisse électorale et à la réélection du parti au pouvoir. Alors, Revenu Québec a pour mission de saigner à blanc les contribuables peu susceptibles d’offrir une opposition efficace. C’est d’une mesquinerie machiavélique.

Il est temps de laisser savoir au gouvernement qu’il y a des limites à tout. J’ai mis en ligne une pétition pour demander au ministre des Finances d’éliminer l’imposition des pourboires lors du prochain budget. Je vous encourage à faire connaître l’existence de cette pétition à tous vos parents et amis.

Serge Rouleau, éditeur

Texte de la pétition:

A l'attention de : Ministre des finances du Québec

L’imposition des pourboires des travailleurs de l’industrie de la restauration est injuste, discriminatoire et génère peu de revenu :

• Le pourboire représente un cadeau que le client remet aux serveurs (ses) pour souligner son appréciation. Imposer le pourboire sans imposer toutes les autres formes de cadeaux, est injuste.
• Les travailleurs de plusieurs industries (taxis, coiffeurs, préposés aux commandes à l’auto, femme de chambre, préposés aux pompes à essence, livreurs, etc.) reçoivent des pourboires. Ces pourboires sont imposables mais, Revenu Québec ferme les yeux. Il est inacceptable que Revenu Québec n’applique pas les mêmes critères à tous.
• L’imposition des pourboires des travailleurs de l’industrie de la restauration représente des revenus bruts relativement peu important. De plus, les frais administratifs et d’enquêtes grugent certainement une portion non négligeable de ces revenus.

Je demande au ministre des finances d’abolir l’imposition des pourboires lors de la présentation du budget 2008-2009.

Pour signer la pétition, il faut cliquer ici.




Ah les serveurs se plaignent toujours!

30 12 2007

 Ah les pourboires!

Les serveurs se sont plaints il y a environ une dizaine de jours, en disant que la nouvelle baisse de la TPS prévue pour le 1er janvier 2008, leurs feraient perdre beaucoup d’argent, parce que les clients n’avaient qu’à compter les deux taxes pour savoir combien donner en pourboires, ce qui comme par hasard coïncide avec le taux de 15% de pourboires, qui a été établi par des « spécialistes en étiquettes ».

Pourtant, est-ce qu’on doit vraiment établir un pourcentage de pourboires à laisser à la personne qui nous a servi? Il me semble que 15 % de pourboires, c’est cher payé, pour avoir eu un service exécrable! Pourtant il y a quelques restaurants et hôtels au Québec qui mettent le pourboire directement sur la facture, même si le client a reçu, pour une raison ou pour une autre, un mauvais service.

Mais si je suis contre l'addition d'un pourboire de 15% sur la facture,  je suis tout de même d'accord danscertains cas, d'y ajouter le pourboire lorsque le serveur sert des personnes ou des groupes originaires d'Europe, et qui n'ont peut-être pas voyagé beaucoup, et qui ignorent que le pourboire n'est pas , règle générale, compris sur la facture au Québec, puisque bien souvent c'est la seule façon de réussir à faire de l'argent avec eux.

Ah le fisc!

Je lisais hier dans le journal « Le Soleil », que des serveurs de la chaîne de restaurant St-Hubert de la région de Québec, avait reçu des avis de réclamations d’argent du FISC québécois à cause que les serveurs n’avaient déclarer assez de pourboires au FISC.

Il faut croire que les serveurs n’ont pas encore compris que le montant de pourboires à déclarer au FISC est fixé à 8%, mais ce pourcentage n’est qu’un pourcentage minimal, il faut « tout déclarer ».

Si ces serveurs se sont faits prendre par le FISC québécois, il y aussi des possibilités, qu’ils recevront bientôt des avis de réclamation du FISC fédéral.

Je travaille comme serveur, et je fais souvent entre 10 et 15% de pourboires par jour, et je déclare tout, même si je m’étais déjà fait accuser par des collègues, que je déclarais trop, je leurs avais alors répondu, que le jour ou le FISC ferait un tour à l’hôtel, que j’aurais la sainte paix, surtout que le FISC fait toujours des comparatifs entre les restaurants de même types, pour faire une moyenne des pourboires que chaque employés peut faire dans des restaurants de même catégories.

Et c’est vrai que je ne me suis jamais fait écoeurer par le FISC.




Restaurant contraint de changer de nom!

06 08 2007

Selon un article paru dans le journal "Le Soleil" d'aujourd'hui, le restaurant "Le Kaboul" a été contraint de changer de nom, en raisons que lorsqu'un soldat canadien était tué en Afghanistan, il y avait des annulations de réservations, où bien encore des indésirables stationnaient leurs voitures devant la terrasse du restaurant pour traiter les employés de terroristes.

C'est vraiment colon, c'est pas à cause qu'un restaurant porte le nom de la capitale afghane, que ça veut dire que le propriétaire et les employés sont des terroristes, ce qui est le plus étrange même, c'est que depuis que le propriétaire a décidé de changer de nom pour "Shahi Masala", il n'y a plus de visites d'indésirables, ou encore d'annulations de réservation.

On peut dire que le monde est vraiment épais des fois....